la nuit du 12 affiche
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La Nuit du 12

La Nuit du 12 commence par un geste audacieux qui témoigne de la confiance de Dominik Moll et de son complice de plume Gilles Marchand en leur scénario, adapté d’un livre de Pauline Guéna. D’emblée, un carton nous révèle la conclusion du récit qu’on s’apprête à suivre : cette enquête autour de l’assassinat d’une jeune femme brûlée vive en pleine rue ne sera pas résolue. On imagine que cette décision n’est pas allée de soi. Mais ce parti pris gonflé se révèle totalement payant.

Thierry Chèze
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The Sadness

Ça pourrait bien vous rappeler quelque chose : shooté à Taïwan pendant le confinement, The Sadness met en scène une population gentiment lassée par une pandémie aux symptômes plutôt bénins. Alors que tout le monde commence à tomber le masque et à reprendre sa vie d’avant, le virus se met soudainement à muter et transforme les infectés en sadiques lubriques.

François Léger
Les Minions 2 : Il était une fois Gru (affiche)
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Minions 2: Il était une fois Gru

Sept ans après la sortie du premier film consacré aux petite créatures jaunes aux grands yeux, sa suite débarque en salles, peu après avoir fait l’ouverture du festival d’Annecy. Cette fois, direction les années 70, période durant laquelle un très jeune Gru tente de se faire sa place au sein du plus grand groupe de super méchants, les Vicious 6.

François Léger
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Crescendo

Encore une nouvelle preuve que toutes les meilleures intentions du monde ne suffisent pas à faire un bon film. Crescendo met en en effet en scène un chef d’orchestre allemand de renommée planétaire qui accepte de fonder un orchestre mêlant jeunes Israéliens et Palestiniens pour délivrer un message de paix.

Thierry Chèze
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Zahori

Découvert l’été dernier à Locarno, ce premier long métrage de Mari Alessandrini nous entraîne au cœur des steppes de la Patagonie (territoire dont la réalisatrice est originaire) dans les pas d’une adolescente de 13 ans rêvant de devenir « gaucho » et en rébellion contre ses parents, écolos suisses italiens dont le rêve d’autonomie vire au cauchemar. Le choix du scope donne à Zahori de séduisantes allures de western et sublime la nature de ce coin sauvage d’Amérique du Sud qui constitue un personnage essentiel du récit.

Thierry Chèze
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After Yang

Dans un futur indéterminé, l’androïde domestique d’une famille bourgeoise, Yang, cesse brutalement de fonctionner. La petite fille – une Chinoise adoptée par un couple d’Américains – est inconsolable et le père (Colin Farrell) entame alors une enquête dans les « souvenirs » du robot, qui va l’amener à s’interroger sur l’humanité des machines et les sentiments très forts que peuvent avoir les humains pour elles. L’univers SF dessiné par Kogonada séduit dans un premier temps par l’originalité de son design et de ses concepts.

Frédéric Foubert
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I love Greece

Raconter les dommages collatéraux toujours en cours de la crise économique qui a lourdement frappé la Grèce à travers le retour au pays d’une jeune Grecque, Marina (Stacy Martin), et la crise de son couple avec un Français, Jean (Vincent Dedienne) pour des vacances qui seront tout sauf un long fleuve tranquille. Telle est la colonne vertébrale de ce premier long métrage où comédie romantique et chronique sociétale sont censées dialoguer en permanence.

Thierry Chèze
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L'Esprit sacré

Quelque part près de Valence, le boss d'une asso d'ufologues amateurs meurt et son bras droit José Manuel (patron de bar et « pharaon cosmique »), prend sa relève pour accomplir un mystérieux projet.

Sylvestre Picard
Peter Von Kant : affiche
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Peter Von Kant

On sait depuis Gouttes d’eau sur pierres brûlantes l’admiration que porte Ozon à Fassbinder. 22 ans plus tard, il s’attaque à une libre adaptation de ses Larmes amères de Petra van Kant en opérant un changement de sexe et de milieu de son personnage central. La créatrice de mode Petra devient le réalisateur Peter mais la colonne vertébrale du récit reste la même, centrée sur la manière dont ces manipulateurs passés maître dans l’art d’humilier leur assistant vont se retrouver à leur tour manipulés jusqu’au désespoir.

Thierry Chèze
GALERIE
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Music hole

Voilà un film qui redonne ses lettres de noblesse à l’adjectif déjanté. Un premier long venu de Belgique, patrie de C’est arrivé près de chez vous et Dikkenek, auquel il est impossible de ne pas penser devant ce Music hole qui partage avec eux une folie dure et un feu d’artifice de personnages tous plus perchés les uns que les autres.

Thierry Chèze
Entre la vie et la mort : affiche
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Entre la vie et la mort

Ca aurait pu être le thriller de l’été. Un bon pitch, une enquête très noire qui mêle la tragédie à la violence, un acteur stupéfiant (Antonio de la Torre)… Mais cette coproduction franco-belgo-espagnole ne parvient jamais à convaincre le spectateur. Reprenons : un conducteur de métro voit son fils dont il n’avait pas de nouvelles depuis des années se jeter sur les rails. Quand il cherche à comprendre son geste, il découvre que son rejeton venait de tremper dans un braquage dont il récupère le butin.

Pierre Lunn
Irréductible - Jérôme Commandeur
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Irréductible

Vincent Peltier (Jérôme Commandeur) est un très paisible et très planqué fonctionnaire du service des Eaux et Forêts de Limoges. Un type qui profite plus que de raison de sa petite vie tranquille et des avantages de son travail « garanti à vie », refusant strictement de quitter son poste. Même quand une inspectrice ministérielle (Pascale Arbillot), chargée d'écrémer la Fonction publique, lui propose un beau chèque de départ. Commence alors une guerre des nerfs qui verra Peltier être muté dans les pires coins de France... et même jusqu'au Groenland.

François Léger
GALERIE
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L'Equipier

Kieron J. Walsh a choisi d’aborder le cyclisme sous l’angle des coureurs dont la mission consiste à se sacrifier pour leurs leaders, à travers l’un de ces « porteurs d’eau » dont la fin de carrière approche et qui s’angoisse du non- renouvellement possible de son contrat.

Thierry Chèze
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La Traversée

C’est sur le schéma de comédie classique de cohabitation contrainte et forcée entre des personnages que tout oppose qu’est construit ce troisième film de Varante Soudjian après les quelconques Walter et Inséparables. En l’occurrence cinq ados déscolarisés entraînés par deux éducateurs de quartier dans une traversée de la Méditerranée en bateau, skippé par… un ex-flic de la BAC ayant la banlieue en horreur (Alban Ivanov, convaincant dans un registre plus sobre qu’à l’accoutumée).

Thierry Chèze
GALERIE
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Cahier noirs- Viviane

C’est un geste d’amour fraternel sublime. Une invitation à revisiter, dans un geste de cinéma d’une grande puissance, les liens si forts qui unissait Shlomi Elkabetz à sa grande sœur, Ronit, immense actrice, une Anna Magnani des temps modernes, disparue brutalement à 51 ans, en 2016, des suites d’un cancer. Des liens où l’intime se confondait en permanence avec la création artistique avec comme apothéose la trilogie qu’ils ont mise en scène ensemble, inspirée par la vie de leurs parents : Prendre femme/ Les Sept jours/ Le Procès de Viviane Amsalem.

Thierry Chèze
GALERIE
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Cahiers noirs- Ronit

C’est un geste d’amour fraternel sublime. Une invitation à revisiter, dans un geste de cinéma d’une grande puissance, les liens si forts qui unissait Shlomi Elkabetz à sa grande sœur, Ronit, immense actrice, une Anna Magnani des temps modernes, disparue brutalement à 51 ans, en 2016, des suites d’un cancer. Des liens où l’intime se confondait en permanence avec la création artistique avec comme apothéose la trilogie qu’ils ont mise en scène ensemble, inspirée par la vie de leurs parents : Prendre femme/ Les Sept jours/ Le Procès de Viviane Amsalem.

Thierry Chèze
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Goodnight, soldier

Cela fait déjà 25 ans qu’Hiner Saleem déploie son sens de l’absurde sur fond de tragédies humaines. Et après Qui a tué Lady Winsley ? qui avait donné le sentiment d’un essoufflement, le cinéaste d’origine kurde retrouve des couleurs tout en creusant le même sillon : ce questionnement sur la place de la femme dans des sociétés dominés par un patriarcat étouffant.

Thierry Chèze
Decision to Leave affiche
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Decision to leave

Il y a l’option film noir. Une mécanique implacable, le destin qui vous prend par la main ou vous pousse dans le dos, abolissant toute notion de libre-arbitre, sauf celui de courir à sa propre perte. Il y a l’option Hitchcock. Le vertige, la spirale et le tourbillon comme motifs principaux, qui vous entraînent, vous ensorcellent, vous envoûtent et finissent invariablement par vous engloutir. Et il y a enfin l’option romantique, celle du film d’amour maquillé en drame criminel, deux personnes qui se croisent, s’observent et s’obsèdent mutuellement.

Guillaume Bonnet
Mastemah
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Mastemah

Une psy en reconstruction dans un village perdu d’Auvergne, est confrontée à un patient hanté par des visions démoniaques. On ne va pas y aller par quatre chemins, Mastemah est franchement raté. Shooté comme un EuropaCorp du début du siècle, le film accumule une horreur causée par de gros bruits entre chaque coupure de plan, ou par l’héroïne qui crie en se réveillant de cauchemar, ou par des jump scares causés par des chiens et des compteurs électriques taquins...

Sylvestre Picard
En roue libre : affiche
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En roue libre

Pour son premier long, Didier Barcelo a choisi d’emprunter la voie du road movie avec un concept aussi simple qu’efficace centré sur un duo improbable : une femme prisonnière de sa voiture car victime de crises de panique dès qu’elle veut en sortir et un jeune homme qui, en volant son véhicule, se retrouve à la kidnapper. De cette situation décalée, Barcelo fait naître une comédie bourrée d’idées et de personnages secondaires loufoques à souhait qui lui permet de ne jamais tirer à la ligne au fil de ses 90 minutes où la complicité entre Marina Foïs et Benjamin Voisin fait merveille.

Thierry Chèze
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Salam

Après la polémique, après le buzz, le film. Dans Salam Mélanie Diam’s raconte sa dépression, sa conversion à l’Islam et sa renaissance, face caméra. Dans cette interminable interview-confession qui vire au plaidoyer pro domo, l’ancienne rappeuse accompagnée de quelques proches revient sur tout : ses suicides ratés, le succès qui fait vriller, les cachetons, l’internement, la découverte de la religion et ses nouvelles activités… Le résultat est parfois touchant, parfois même émouvant – notamment quand affleure la Diam’s qui faisait vibrer les foules.

Pierre Lunn
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Le Divorce de mes marrants

A 23 ans, en plein coeur d’une crise existentielle de plus en plus étouffante, Romy Traujman décide de revenir à ce qui pourrait être la racine de ce mal qui la mine: le divorce des années plus tôt de ses parents. Une mère dont elle est restée depuis extrêmement proche, développant même avec elle un projet de comédie musicale et un père atteint de bipolarité.

Thierry Chèze
Black Phone affiche
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Black phone

On comprend tout de suite, dès les cinq premières minutes, que Black Phone ne sera pas un film d’horreur comme les autres. Qu’on n’aura pas affaire ici à de la frousse industrielle, produite à la chaîne, mais à quelque chose d’investi, de senti, de personnel. Quelle délicieuse sensation… Ça tient à une espèce de « pesanteur » de l’image, au temps que prend le film pour dessiner un lieu, un monde, une atmosphère.

Frédéric Foubert
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Les Travaux et les Jours

Au cinéma, on le sait, tout est affaire de durée. Le temps réinventé, morcelé - extensible aussi - dessine un espace physique et mental essayant de s’incarner à l’écran. Ce postulat qui s’applique à toutes créations faites d’images et de sons en mouvement, peut parfois devenir l’objet même d’un film, mieux, sa raison d’être. Certains diront que tous les grands chefs-d’œuvre ne sont en réalité que des réflexions sur ce rapport au temps sur lequel un récit - devenu accessoire - viendrait se greffer.

Thomas Baurez
Elvis affiche
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Elvis

Il y a des récits de la vie d’Elvis Presley qui commencent à Memphis, Tennessee, berceau de la musique du King. Le film de Baz Luhrmann, lui, débute à Las Vegas – une manière d’annoncer d’entrée de jeu que le ton ne sera pas au purisme rock’n roll, mais plutôt à la grandiloquence, au kitsch, à la flamboyance et à l’outrance. C’est aussi ça, Elvis. Le réalisateur de Moulin Rouge n’allait de toute façon pas s’emparer du genre biopic pour raser les murs et signer l’énième portrait impersonnel d’une star de la musique.

Frédéric Foubert
3 El Buen Patrón

Il s’en était éloigné avec Un jour comme un autre, plongée dans la guerre en Bosnie puis Escobar sur le narcotrafiquant colombien. Fernando León de Aranoa renoue ici avec l’univers de la chronique sociale qui l’avait révélé voilà 20 ans avec Les Lundis au soleil. Sa première collaboration avec Javier Bardem qui incarne magistralement Juan Blanco, le héros cette comédie féroce. Un patron héritier d’une usine de fabrication de balances en apparence parfait mélange de paternalisme enveloppant et d’autorité juste. Trop beau pour être vrai ?

Thierry Chèze
AFFICHE
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Jungle rouge

En partant des milliers de mails retrouvés après sa mort, Juan José Lozano et Zoltan Horvath entreprennent de raconter les dernières heures de Raul Reyes, le numéro 2 des FARC qui a péri en 2008 dans un bombardement mené par l’armée colombienne et la CIA. Leur film offre donc un regard de l’intérieur sur ce pan de l’histoire récente (où on retrouve Ingrid Bétancourt qui fut leur otage), le fonctionnement chaotique de cette guérilla communiste et la manière dont cet homme a peu à peu perdu pied, dévoré par la jungle dont ils avaient fait leur camp de base.

Thierry Chèze
3 Buzz l'éclair

Il y avait un souci dès le départ avec le film Buzz l'éclair. De quoi parlait ce spin-off de Toy Story ? Etait-ce une histoire centrée sur la figurine ? Ou bien celle du véritable héros qui l’a inspiré, comme on a pu le croire au début de la promo ? Non, la réponse, finalement assez simple, nous est donnée dans un carton précédant le long-métrage, que Disney a également partagé sur les réseaux sociaux : "En 1995, Andy a reçu un jouet de son film préféré. Voici ce film". 

Edouard Orozco
Les Goûts et les couleurs : affiche
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Les Goûts et les couleurs

Qui trop embrasse mal étreint pourrait être le sous- titre du nouveau film du réalisateur du Nom des gens.

Thierry Chèze
GALERIE
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Au-delà des sommets

Il y a au départ de ce documentaire un sujet en or. Il s’agit, peu ou prou, de partir d’une image photographique pour se projeter littéralement dedans. C’est en tout cas le projet des trois jeunes alpinistes fascinés par le travail de Bradford Washburn, le premier à capturer sur pellicule dès la fin des années 20, la majesté les sommets de l’Alaska. Les trois amis alpinistes aguerris tentent aujourd’hui l’ascension périlleuse du Moose’s Tooth. Le film montre les préparatifs, les retournements de situations, met en perspective les enjeux, pour enfin nous confronter à la montagne.

Thomas Baurez