Blackwater
SVT

Une lente série criminelle naturaliste, qui ne renouvelle pas le genre autant qu'elle le voudrait.

Depuis Bron, en 2011, les séries scandinaves ont la côte en France et dans le monde. Mais à quelques exceptions près - comme Borgen - on reste souvent dans le même registre, celui du polar aux décors sauvages, au climat glaçant, aux enquêtes boueuses. Le Blackwater venu de Suède - et présentée à Lille dans le cadre de la section Panorama - est pile poile dans l'ambiance et ne parvient pas vraiment à révolutionner le genre.



Adaptation du roman de Kerstin Ekman, la série délaisse pourtant l'habituelle tempête de neige pour nous emmener en plein coeur de l'été suédois. Plus précisément, à l'époque du Midsommar, la fête nationale, qui se tient chaque année à la mi-juin. L'histoire jongle entre les époques et passe de 1991 à 1972. Dans une région reculée, dans les montagnes du nord, bien loin de Stockholm, deux touristes sont retrouvés assassinés dans leur tente. Un incident qui va bouleverser les locaux ainsi qu'une mère et sa fille, tout juste arrivées dans la région pour s'installer dans une communauté hippie...

Laissant de côté la traditionnelle photo sombre et nocturne, Blackwater injecte de la lumière dans le polar nordique, mais peine tout de même à renouveler une marque de fabrique bien installée dans la production scandinave. L'atmosphère étrange est très largement exploitée et prend le pas sur tout le reste. Les décors bruts et sauvages ont beau être splendides, la narration traîne des pieds et joue la carte de la peinture naturaliste à outrance. Au bout du compte, on a bien du mal à se passionner pour l'enquête... mais on a très envie d'aller faire des randos en Suède.

Blackwater n'a pas encore de diffuseur en France.

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