Un récit d’une rare sensibilité sur l’impact de la maladie génétique d’une enfant sur sa famille, où Mélanie Laurent impressionne.
En 2014, dans Respire, Mélanie Laurent offrait à Joséphine Japy un personnage qui allait changer le cours de sa carrière. Onze ans plus tard, voilà que les rôles s’inversent. C’est au tour de Joséphine Japy de passer derrière la caméra avec une histoire inspirée par sa propre petite soeur atteinte d’un trouble génétique rare (Sarah Pachoud, une révélation époustouflante) et la déflagration qu’a eu ce handicap lourd sur sa famille. Et pour jouer la mère de cette enfant, elle a donc choisi de faire appel à… Mélanie Laurent !
Un rôle essentiel car le prisme à travers lequel on vit cette histoire : la manière dont cette mère au bord de l’épuisement tente de gérer ce qui peut l’être alors que son mari, dépassé, semble avoir choisi de multiplier les heures supp’ au bureau pour éviter de se confronter au réel. Un rôle aussi passionnant que casse-gueule tant les roller coaster émotionnels contradictoires surgissent à tout moment que Mélanie Laurent transcende avec une virtuosité jamais performative.
Mais sa composition la plus forte depuis Je vais bien ne t’en fais pas n’aurait pas le même impact sans le regard d’une réalisatrice qui la connaît si bien et signe surtout des débuts enthousiasmants derrière la caméra. Sa capacité à transcender un sujet aussi personnel, à ne jamais laisser l’émotion prendre les commandes sans pour autant l’étouffer se révèle particulièrement impressionnante tout comme ses parti pris de lumière qui donnent naissance à un film aussi organique que poétique, au fil de ce que ressentent et vivent ses différents personnages. La promesse de beaux lendemains.
De Joséphine Japy. Avec Mélanie Laurent, Sarah Pachoud, Angelina Woreth... Durée 1h40. Sortie le 31 décembre 2025







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