Echo Maya Lopez
Marvel

Réalisatrice et productrice, Sydney Freeland nous explique pourquoi Echo, le spin-off de Hawkeye consacré à Maya Lopez et qui vient d'être lancé sur Disney Plus, n'est pas tout à fait une série Marvel comme les autres.

PREMIÉRE : Echo ne ressemble pas à une série Marvel typique. C'est presque un polar au fin fond de l'Oklahoma, au sein d'une communauté amérindienne. C'est ça que vous avez essayé de faire ?
Sydney Freeland : On a essayé d'avoir l'approche la plus authentique possible. Je veux dire par là que Maya Lopez (Alaqua Cox) est une Amérindienne malentendante. Alors on a fait en sorte d'avoir des Amérindiens et des personnes malentendantes devant et derrière la caméra. Il y avait des autochtones sourds dans la salle d'écriture pour travailler sur les scénarios, on a fait appel à des consultants amérindiens sur le plateau, et aussi à des acteurs amérindiens. L'authenticité partait de là déjà.

Echo marvel
Marvel

Mais le ton de la série est différent des séries Marvel ordinaires. Il y quelque chose de plus âpre dans Echo...
Maya Lopez était une méchante dans Hawkeye. Et c'est le truc qui m'a intéressé tout spécialement. C'est cet aspect là que j'ai eu envie d'explorer. Et chez Marvel, on m'a dit d'y aller à fond, de repousser les frontières de la saga. Alors je n'ai pas hésité à gratter cet aspect plus sombre. Du coup, la série est un peu plus viscérale, un peu plus violente aussi que les autres séries Marvel. Et c'était le but. Dans Echo, les persos ne sont pas immortels ou issus d'un autre univers. Ils peuvent saigner, se faire tuer. Quand ils meurent, ils meurent tout simplement. Il y a de vraies conséquences.

Maya est une héroïne sourde. Qu'est-ce que ça apporte à la série ?
Cela apporte tellement ! Cela a influencé toute notre esthétique visuelle pour commencer. Avec mes équipes, on a d'abord pris des cours de langue des signes, pour se familiariser avec la culture malentendante et la communauté malentendante. On y a appris l'importance du visage. Parce que dans la voix, quand on parle, il y a les mots et le ton qu'on leur imprime. La langue des signes dévoile les mots. Et c'est le visage qui donne le ton. Toute la réalisation a, du coup, été orientée en ce sens. Pour qu'on filme à la fois les mains qui signent, mais aussi les visages, en gros plan. Tout le style visuel d'Echo vient de là.

Echo, en 5 épisodes, à voir sur Disney Plus depuis le 10 janvier 2024.