Ses premiers scénarios (La mies es mucha, J. L. Sáenz de Heredia, 1949 ; Balarrasa, J. A. Nieves Conde, 1950) témoignent déjà de la veine religieuse qu'il exploitera jusqu'à satiété durant toute la période « national-catholique ». Il écrit notamment pour le réalisateur Rafael Gil (la Dame de Fátima, 1951 ; De Madrid al cielo, 1952 ; Sor Intrépida, id. ; La guerra de Dios, 1953 ; El beso de Judas, id.). Cet auteur prolifique d'un des principaux genres du cinéma franquiste passe à la mise en scène avec El hombre de la isla (1959). La recherche du succès commercial facile le conduit à exploiter les phases successives du « destape », libération progressive du corps féminin (Lo verde empieza en los Pirineos, 1973). Sous ces comédies salaces, on peut cependant déceler le moraliste conservateur de jadis.