Date de sortie 6 septembre 2023
Durée 95 mn
Réalisé par Nicolas Silhol
Avec Louise Bourgoin , Sâm Mirhosseini , Arthur Choisnet
Scénariste(s) Nicolas Silhol, Fanny Burdino
Année de production 2023
Pays de production France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Inès est menacée de se faire expulser de chez elle avec Adam, son fils de 14 ans. A la recherche d’un emploi, elle est prise à l’essai chez Anti-Squat, une société qui loge des personnes dans des bureaux inoccupés pour les protéger contre les squatteurs. Son rôle : recruter les résidents et faire respecter un règlement très strict. Inès est prête à tout pour se faire embaucher et s’en sortir avec Adam. Mais jusqu’où ira-t-elle ?

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Critiques de Anti-squat

  1. Première
    par Damien Leblanc

    Continuant à explorer le thriller social après Corporate (sorti en 2017), Nicolas Silhol s’intéresse à la question du mal-logement en prenant comme point de départ un dispositif alternatif d’hébergement qui existe en France depuis 2009. Mère de famille célibataire, Inès est sur le point de se faire expulser d’un appartement avec son fils de 14 ans mais elle trouve un emploi chez la société Anti-Squat, dont l’activité consiste à loger temporairement des locataires dans des lieux inoccupés afin de protéger ces logements contre les squatteurs. Le rôle d’Inès est ainsi de recruter des résidents à qui elle doit faire respecter un règlement drastique (les enfants sont par exemple interdits). Et la jeune femme comprend vite que ce dispositif est davantage piloté par le profit financier que par l’empathie pour les personnes en quête d’habitat... Désireux de décrire le climat contemporain d’angoisse sociale et d’injustice économique, Nicolas Silhol confie à l’impeccable Louise Bourgoin le rôle d’une femme tiraillée entre la mission cynique exigée par ses employeurs et son envie de venir en aide aux résidents précaires à qui elle s’attache. Il en résulte une tension digne d’un polar urbain d’anticipation où des travailleurs essorés essaient de survivre tant bien que mal au milieu d’immeubles déshumanisés qui constituent le décor d’un cauchemar paranoïaque. Malgré sa narration parfois mécanique, cette fable engagée nous plonge ainsi jusqu’au dernier plan dans une zone moralement trouble et captivante.