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Si ce film d'auteur, à l'image de son antihéros antisocial, possède cette teinte blafarde propre aux vies étriquées figées dans un éternel présent d'ennui, il plonde, telle une main dans l'évier d'une cuisine triste, dans l'inexistence d'un être qui oscille entre l'ange gardien d'immeuble et le pervers solitaire. Ce que je sais de Lola, c'est un peu le négatif décoloré en homme d'une Amélie Poulain revisitée par les frères Dardenne.