La nouvelle série HBO Max eu la chance de pouvoir tourner dans les arcanes du plus beau musée du monde, juste avant qu'il ne fasse la une des journaux, suite au spectaculaire cambriolage de la Galerie d'Apollon.
La réalité dépasse parfois la fiction...
Dans Belphégor, la nouvelle production événement de HBO Max (à voir en ce moment sur la plateforme), il est question d'un vol au Louvre. Un masque inestimable venu de Mésopotamie a disparu et on va vite comprendre pourquoi... Dans la vraie vie, ce sont les joyaux de la Couronne de France qui ont été dérobés il y a quelques semaines, et on ne sait toujours pas où ils sont. Le plus beau musée du monde est sous le feu des projecteurs, au moment où arrive la série.
"Ce n’est pas le genre de promo qu’on espérait pour tout dire", avoue le co-créateur, Nils Antoine Sambuc, interrogé par Première. "On a croisé plein de gens là-bas, des salariés, des gardiens, et on a une pensée pour eux forcément. On est en empathie avec eux. Ça a dû être un moment difficile." Son acolyte, Thomas Mansuy, renchérit : "Ces gens ont un attachement émotionnel aux œuvres qui est sincère. Donc on imagine le traumatisme que ce vol a pu engendrer chez eux."
Lui-même reconnaît d'ailleurs avoir été "choqué" par ce braquage : "Ca m’a fait un peu le même effet que l’incendie de la cathédrale Notre-Dame. Quand on touche à ces icônes, à ces monuments emblématiques, ça fait tout drôle. Il y a quelque chose d’un peu sacré et on ne comprend pas comment on peut oser aller casser une vitre du Louvre, aller s’attaquer à ce monument-là. Il y a quelque chose de sacrilège."
Bien entendu, Belphégor n'a rien à voir avec ce vol et ne questionne d'ailleurs pas vraiment la sécurité du Louvre à proprement parler.
"L’histoire de la série est très loin de tout ça. Et puis il y a pas mal de fictions qui s’amusent à cambrioler le Louvre, que ce soit Lupin ou Cat's Eyes. Et à aucun moment, on se dit qu’on va donner des idées à qui que ce soit quand on fait ce genre de série..."
D'autant que la production a eu la chance de pouvoir filmer à l'intérieur du bâtiment. Un tournage pas comme les autres, soumis à quelques règles évidentes :
"Ils avaient évidemment des points de vigilance, parce qu'on parle d’un vol au Louvre... Donc, pour Belphégor, comme pour Lupin ou Cat's Eyes, on ne montre jamais comment il serait possible de cambrioler le musée. Ils ont demandé que la série montre que la France protège ses œuvres d’art."
Plus encore, le musée a collaboré avec l'équipe de Belphégor et l'a accompagnée durant ces tournages exceptionnels : "C'était très important d'avoir des conversations avec les gens qui y travaillent. Pour comprendre quelle est leur philosophie, leur point de vue. Sur le trafic d’antiquités aussi, parce que c'est une thématique qu'on aborde dans la série, un sujet qui touche profondément de nombreux chercheurs du musée. Ils en parlent avec une vraie implication émotionnelle. L'idée était de parler du musée comme ça, son sens de l'Universalité" insiste Nils Antoine Sambuc. "Je crois qu'ils ont été très contents qu'on tourne là, et ils se sont beaucoup impliqués dans la production".
Belphégor, en quatre épisodes, est à voir sur HBO Max avant sa diffusion en clair sur M6 en 2026.







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