Date de sortie 23 avril 2025
Durée 89 mn
Réalisé par Cesar Diaz
Avec Bérénice Bejo
Distributeur Bac Films
Année de production 2025
Pays de production Belgique, France
Genre Drame

Synopsis

1986. Maria, militante révolutionnaire guatémaltèque, est depuis des années exilée à Mexico où elle poursuit son action politique. Alors que son fils de 10 ans vient vivre avec elle, elle devra faire un choix cornélien entre son rôle de mère ou celui d’activiste.

Critiques de Mexico 86

  1. Première
    par Thierry Chèze

    On est d’emblée plongé dans le vif du sujet. Par une déflagration et un déchirement. Alors que l’homme qu’elle aime vient d’être tué sous ses yeux, Maria, une militante révolutionnaire guatémaltèque dans le viseur du régime autoritaire en place, doit fuir sans perdre une seconde. Vers le Mexique qui cette année- là organise une coupe du monde de foot mythique. Et sans son bébé que sa mère accepte de garder. Pour son deuxième long, six ans après sa Caméra d’Or cannoise pour Nuestras madres (inédit en salles en France), César Díaz va nous faire vivre ce récit en totale immersion, dans la tête de cette militante qu’il connaît bien puisqu’elle lui a été inspirée par sa mère. Et Mexico 86 avance en s’appuyant en permanence sur deux motifs de haute tension : la paranoïa de Maria qui a la sensation – tout sauf fausse – qu’elle peut être retrouvée et flinguée à tout moment et le dilemme quant à son attitude à tenir quand, sa grand- mère tombée malade, son fils vient vivre avec elle à ses 10 ans. Il n’y a ni artifice ni temps mort dans ce film qu’on suit au rythme de son héroïne sans cesse sur le qui- vive. La force tranquille de la réalisation – qui ne s’agite jamais inutilement dans les scènes de course- poursuite - offre un écrin parfait à Bérénice Bejo qui livre une de ses belles compositions avec The Artist, Le Passé et L’Economie du couple dans le rôle le plus passionnant qu’elle ait eu à incarner. Et dont on perçoit à chaque plan le déchirement à choisir entre ses engagements et sa famille. A travers elle, Díaz signe un hommage plein de résilience à sa propre mère.