Le Comte de Monte-Cristo
France télévisions

On connaît déjà l’histoire. Certes. Mais Sam Claflin fait un impeccable Edmond Dantès dans cette ambitieuse série européenne. Huit épisodes et sept heures permettent de suivre fidèlement le roman de Dumas, et rendre à l’écran la grandeur tragique du personnage.

La place est chaude. Après Pierre Niney et son énorme succès au cinéma l’an dernier (9 millions d’entrées), c’est l’Anglais Sam Claflin (croisé dans Hunger Games) qui se glisse dans la peau du Comte de Monte-Cristo.

Cette fois, le personnage mythique d'Alexandre Dumas a droit à une grande série, une coproduction européenne à gros budget. Tournée à l’automne 2023, elle a dû attendre son tour, pour éviter que les deux Comtes ne se fassent de l’ombre. Mais rien n’y fera : le succès du film a été tel que son pendant télévisuel sera inévitablement jugé sur l’autel de la comparaison. Un exercice rarement à l’avantage du petit écran. Mais pour une fois, la version sérielle n’a pas à rougir !

Le Comte de Monte-Cristo
France Télévisions

Ce Comte de Monte-Cristo s’appuie d’abord sur son atout principal : le temps. Avec 8 épisodes et 7 heures pour étaler à l’écran les quelque 2000 pages du roman original, la série est sans doute la version la plus fidèle de l’œuvre jamais proposée. Elle prend quelques petites libertés mais, dans l’ensemble, n’hésite pas à s’arrêter sur des détails, des intrigues secondaires, des personnages qui avaient carrément été supprimés du film de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière.

Surtout, l’adaptation se savoure aussi comme une grande épopée romanesque, magnifiquement mise en images par Bille August, double Palme d’or à Cannes (en 1988 pour Pelle le Conquérant et en 1992 pour Les Meilleures Intentions). Si ses seconds rôles sont un peu faibles, Jeremy Irons et Ana Girardot entourent admirablement Claflin pour donner à son Monte-Cristo la grandeur tragique et profondément humaine que le personnage exige. Une belle réussite.

Dès le jeudi 11 décembre sur france.tv et les vendredis 26 décembre et 2 janvier à 21.10 sur France 2