Shrek 2 : Des références comme si il en pleuvait !
Dreamworks

Le film d'animation revient ce soir sur Gulli. Prêts pour les clins d'oeil à La Petite Sirène, Spider-Man, E.T., Le Seigneur des Anneaux, Alien, etc. ?

Après avoir maltraité les contes de notre enfance, Shrek 2 s’attaque à la planète ciné et pub. Détournements, clins d’œil, pastiches : un festival d’humour féroce pour notre plus grand plaisir. Un film pour toute la famille à (re)voir ce soir sur Gulli.

En 2001, non content de dynamiter joyeusement toutes les figures imposées des contes classiques (l'œuvre des frères Grimm et de Charles Perrault passe à la moulinette de son humour gourmand), l'ogre cool a cloué au pilori les clichés de la mythologie Disney. C'est dire si le retour de l'insolent croquemitaine était attendu en 2004. Si les créateurs de DreamWorks ont évidemment conservé la même veine parodique, ils ont cette fois décidé de revisiter quelques grands classiques du 7e art et des us et coutumes de notre époque. Bien leur en a pris, cet opus 2 est encore plus désopilant. Décryptage d'un pur moment de rock and roll animé sous très forte influence.

Quiz Shrek : êtes-vous vraiment incollable sur le classique animé de Dreamworks ?

Un ogre cinéphage
Dès le générique, le 7e art est à l'honneur. Les emprunts à la sauce parodique fusent : un vrai feu d'artifice d’humour en connivence directe avec le public. Le baiser sur la plage de Shrek et Fiona renvoie à celui, ô combien mythique, de Burt Lancaster et Deborah Kerr dans Tant qu'il y aura des hommes. Mais le couple d'ogres est aussitôt dérangé par La Petite Sirène qui se retrouve illico croquée par le grand requin blanc des Dents de la mer. Quant à la noce, l'alliance dorée s'inspire de la précieuse bague du Seigneur des Anneaux et le baiser à l'envers est celui de Spider Man. Et tout l’épisode 2 est à l'avenant dans ce festival de citations cinéphiles. Alien, King Kong, Indiana Jones, La belle et la bête, entre autres, sont conviés à la fiesta. Si l'on devait décerner la palme du rire, elle reviendrait à la séquence où Pinocchio, accroché par un string rose, singe Tom Cruise dans Mission: Impossible. À moins que le Chat Potté rejouant la fameuse douche torride de Flashdance ait votre préférence. Et toutes ces séquences s'inscrivent à parfaitement dans le récit. Chapeau bas ! Pour les auteurs, l'ancrage dans l’univers du cinéma s’avère une belle occasion de tacler par le rire le microcosme chic et toc de Los Angeles.

Un ogre publivore
Au même titre que le ciné, la pub appartient aujourd’hui à la culture populaire. L’arrivée du couple princier à Fort Fort Lointain est l’occasion d’épingler la dictature du paraître, la frime, le culte de l'argent et de la célébrité de notre époque moderne en général et d’Hollywood en particulier. Ainsi, le Prince Charmant arbore une somptueuse crinière blonde et n’hésite pas à reprendre à son compte le fameux « parce qu’il le vaut bien » de L’Oréal. Les enseignes de marques, Gap, Versace, Starbuck, Abercombie, Burger King... sont détournées sans vergogne tandis qu’une flamboyante Ferrari est tractée par six destriers. Effet garanti 100% rigolo.
Julien Barcilon 


40 ans de blockbusters hollywoodiens : Shrek 2 (2004)