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Quand Cali est déçu et révolté, il le fait savoir ! Le chanteur français, dont on connaît le franc-parler, a pris la défense du rappeur Orelsan, déprogrammé à la dernière minute du Festival des Francofolies de La Rochelle, où il devait jouer le 14 juillet, sans même avoir été informé. Dans une lettre, que nous nous sommes procurés, il écrit : "Voilà la question : est-ce que ce sont les alloueurs de subventions, les politiques, qui doivent décider de ce qu'il convient d'entendre ou non dans un festival ?" Au nom de la liberté d'expression, il déclare qu'il boycottera désormais les Francofolies : "Avec le boycott du chanteur Orelsan par les Francofolies de La Rochelle, c'est une nouvelle flèche décochée dans le cour de ces libertés. Ainsi, c'est donc bien clair, l'art ne peut fouler librement tous les rivages. Des combattants de toujours, comme Daniel Colling et son Printemps de Bourges, ont pris le risque de répondre par la négative, de préserver l'essentiel : leur liberté de choix et nos libertés d'expression (...) Il y aura un avant et un après Orelsan. Pour ma part, je boycotterai, avec tristesse mais conviction, tous ces lieux muselés. C'est le prix de la liberté".Cali, qui parle d'"acharnement insupportable sur Orelsan", n'est pas le seul artiste à prendre sa défense. Olivia Ruiz, qui a joué ce week-end à La Rochelle, lui a dédié son concert. Le rappeur Orelsan est la cible de plusieurs mouvements féministes et de certains politiques en raison de son titre "Sale P*te", qui avait fait polémique en début d'année. D'après une information révélée par le quotidien Sud Ouest, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, serait intervenue en faveur de sa déprogrammation : "Plusieurs sources évoquent pourtant l'intervention menaçante et fatale de Ségolène Royal au cours de la soirée de mercredi à jeudi". D'après vous, Orelsan est-il victime de la censure ?