OSS 117 premier teaser avec Jean Dujardin
Gaumont

OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire sort demain au cinéma. Le réalisateur nous en a parlé en exclusivité, dès janvier.

Interview extraite du numéro 514 de Première, avec Jean Dujardin en couverture (et les 117 films qui feront 2021 au cinéma), disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne.

Incroyablement soigné et smart, croisant la ligne claire et Blake Edwards, OSS 117 : Le Caire, nid d’espions explosait en 2006 les compteurs de la comédie française et impressionnait par sa cohérence, son style et ses ressorts comiques pleins de nuances. Le film sortait du formol un James Bond local né dans les années 60, redonnait foi dans le rire made in France et imposait définitivement le Duj comme acteur suprême (en un plan, il jouait l’homme d’action intrépide ET le crétin professionnel). Sorti trois ans plus tard, OSS 117 : Rio ne répond plus mettait tous les compteurs dans le rouge. La satire renversait tout sur son passage insolent et le jeu de massacre ne faisait plus de quartier… Le tandem Michel Hazanavicius et Jean Dujardin a, ensuite, décidé de prendre du champ.Quinze ans ont passé depuis le premier épisode, et c’est Nicolas Bedos qui reprend aujourd’hui le flambeau.

Le choix pourrait paraître étrange, il est au fond bien calculé : ses deux films précédents (madeleines conceptuelles) avaient révélé un sens de l’ironie redoutable (n’empêchant jamais l’affection pour ses personnages) et un talent dans l’art de faire revivre une époque ou un moment. On devrait donc être bons sur le design comme sur l’attention portée au personnage. Mais alors, de quoi ce troisième OSS 117 parlera-t-il ? Le pitch d’Alerte rouge en Afrique noire est pour l’instant tenu au secret. On sait juste que l’intrigue se déroule dans les années 1970-80 – dans la Françafrique postcoloniale –, que Jean-François Halin est toujours aux commandes du scénario et que Jean Dujardin a repris le costume d’Hubert Bonisseur de la Bath. Il donnera la réplique à Pierre Niney (alias OSS 1001) et on y retrouvera pour la dernière fois sur grand écran le génial Wladimir Yordanoff, disparu en novembre dernier. Avec une telle promesse et un casting pareil, c’est forcément l’un des événements ciné de 2021.

Quelque chose cloche dans OSS 117 3 [critique]

Comment définiriez-vous le personnage d’OSS 117 ?
C’est un con. Un super con.

Dans votre film, c’est aussi un héros des sixties perdu dans la France des années 80. Du coup, quelle est la pertinence d’Hubert Bonisseur de la Bath en 2021?
La pertinence d’Hubert ? Il n’y en a pas! (Rires.) Mais la pertinence de faire un OSS en 2021 est selon moi très grande. On constate tous les jours que le politiquement correct fait des ravages, plus que jamais. En plus d’être une pure comédie, le film est un acte de résistance.

En deux films, vous avez imposé un univers singulier de cinéaste. C’était comment d’intégrer une saga et d’en réaliser le troisième épisode ?
C’est une parenthèse dans ma vie. Je me suis mis au service de la franchise et des dialogues de Jean-François [Halin, le scénariste historique]. Mais dans la mise en scène, les transitions, le rythme et les mouvements, on retrouve beaucoup d’aspects de mes films précédents.

La dernière fois qu’on s’est parlé, vous nous aviez dit être à la recherche de votre Margot Robbie (pour votre personnage féminin). Vous l’avez trouvée ?
Oui ! J’ai enfin trouvé l’actrice idéale de Mascarade, mon prochain film. Elle est incroyablement… tout !

Vous avez signé toutes les musiques de vos films jusque-là. C’est encore le cas avec OSS ?
Toujours. Je ne conçois pas la mise en scène sans la composition musicale.

Bon, pour finir et en trois mots, à quoi ressemblera Alerte rouge en Afrique noire ?
Exotisme. Aventure. Transgression.


Mascarade : Après OSS 117 3, le nouveau film de Nicolas Bedos avec Pierre Niney au casting